samedi 23 juin 2012

L’ABÎME DANS LEQUEL J’ETAIS TOMBE TOUT ENTIER

La symphonie des adieux – Edmund White (1998)"J’avais passé la barre de mes milles premiers amants mais c’était un chiffre qui pourrait représenter davantage un exploit pour autrui que pour moi. Le sexe est un appétit qui doit être satisfait quotidiennement ; même mille festins passés ne peuvent nourrir le corps pour le jour qui vient. J’étais en quête du mille et unième chevalier que j’épouserais enfin et avec qui je vivrais à jamais dans la fidélité la plus stricte. Si le mariage était mon but conscient mais différé, j’étais moins... [Lire la suite]
Posté par DISJECTA à 08:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , ,

dimanche 20 mai 2012

SATURNALE IVRESSE

Christine et Claude, à tâtons, avaient roulé en travers du lit. Ce fut une rage, jamais ils n’avaient connu un emportement pareil, même aux premiers jours de leur liaison. Tout ce passé leur remontait au cœur, mais dans un renouveau aigu qui les grisait d’une ivresse délirante. L’obscurité flambait autour d’eux, ils s’en allaient sur des ailes de flamme, très haut, hors du monde, à grands coups réguliers, continus, toujours plus haut. Lui-même poussait des cris, loin de sa misère, oubliant, renaissait à une vie de félicité. Elle le... [Lire la suite]
Posté par DISJECTA à 08:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,
mardi 15 mai 2012

LA VIE N'A DE GRANDEUR QUE CELLE DE NOS SENTIMENTS

Du pur amour - Marcel Jouhandeau (1955? 1969 ?) "Après ce qui s'est passé la nuit dernière, où en est ton coeur? Nous avons un moment été si près l'un de l'autre que je ne peux plus m'imaginer sans toi?" Déjà âgé et marié à Elise, Marcel Jouhandeau fait la connaissance d'un jeune homme d'environ vingt ans, Robert, qui lui est présenté par l'écrivain et poète Henri Rode. Ce recueil, mi-journal mi-compilation d'aphorismes sur l'amour et la passion, est le récit de sa relation avec Robert. "La passion a cela d'étrange qu'elle vous... [Lire la suite]
Posté par DISJECTA à 08:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,
samedi 31 mars 2012

LIAISON

Les funérailles d'Adonis - Marcel Jouhandeau (1948) "De bonne heure, je gagnais la collégiale Saint-Pierre et Saint-Paul où les hobereaux arrivaient de tous les points de la province. (...) la plupart des assistants n'avaient cédé en vérité qu'à un profond désir de humer un secret, sans que personne eût osé l'avouer à son voisin ni chacun tout à fait à soi-même. Il fallait voir de ses yeux une fois au moins ce Prince noir, dont on ne savait rien, ce fils prodigue dont le retour, après une éclipse de près d'un demi-siècle, avait... [Lire la suite]
Posté par DISJECTA à 08:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,
dimanche 26 février 2012

ESTHETES ET PHILISTINS

La tendresse sur la peau - Edmund White (1988) "Est-ce que tu aimes te faire baiser? (...) Ce qui, évidemment, se fait surtout en Europe. C'est surtout là-bas que les gentlemen aiment bien s'enculer les uns les autres. Nous les Américains, on est plus connus pour faire des pipes. Est-ce que tu es une reine de la pipe?" Etats-Unis, années 1960. Edmund White poursuit son autobiographie en revenant sur les moments les plus marquants de ses années de jeune adulte. Entre 17 et 30 ans, il va faire l'expérience de l'amour, des difficultés... [Lire la suite]
Posté par DISJECTA à 08:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,
mercredi 30 novembre 2011

LES MENSONGES QUE J'AI INVENTES

Un jeune américain - Edmund White (1982) "J'avais lu Mort à Venise et savouré avec délice l'histoire de cet adulte respectable mourtant pour l'amour d'un garçon indifférent qui avait le même âge que moi. C'était le genre de pouvoir que je voulais avoir sur un adulte. (...) J'imaginais un amant qui viendrait m'enlever. Il grimperait sur un sapin le long de ma fenêtre, rentrerait dans ma chambre et me serrerait dans ses bras. Ce qu'il disait et ce à quoi il ressemblait était vague, ce n'était qu'un spectre délicieux qui tourbillonnait... [Lire la suite]

vendredi 25 novembre 2011

LA VIERGE AVAIT-ELLE JOUI, OUI OU NON?

Les beaux quartiers - Louis Aragon (1936) "Avez-vous jamais tué un homme? C'est beaucoup plus compliqué qu'on ne le croit. D'abord, ça se défend. Et puis avec un revolver, par exemple, je n'en parle pas. Ca ne compte pas. C'est tricher. Mais avec vos mains, avec vos bras, avec votre corps. Ce qui en a sauvé plus d'un, c'est qu'au milieu du travail on fléchit das la volonté de tuer. La volonté de tuer, c'est ça, l'essentiel. Il y a deux moments difficiles: commencer, puis finir." Sérianne, petite ville du Dauphiné, semble un bourg... [Lire la suite]
Posté par DISJECTA à 08:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,
lundi 31 octobre 2011

AH PERFIDE!

Le calvaire - Octave Mirbeau (1886) "Ma mère se confina dans sa chambre, dont elle fermait les volets et tirait les rideaux, épaississant autour d'elle l'obscurité. Elle passait là ses journées, tantôt étendue sur une chaise longue, tantôt agenouillée dans un coin, la tête au mur. Et elle s'irritait, dès que le moindre bruit du dehors, un claquement de porte, un glissement de savates le long du corridor, le hennissement d'un cheval dans la cour, venaient troubler son noviciat du néant. Hélas! que faire à tout cela? Pendant... [Lire la suite]
Posté par DISJECTA à 08:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,
lundi 8 août 2011

TOURNENT, TOURNENT MES PERSONNAGES...

La ronde - Max Ophuls (1950), avec Simone Signoret (Léocadie, la prostituée), Simone Simon (Marie, la jeune femme de chambre), Danielle Darrieux (Emma, la femme mariée), Odette Joyeux (La grisette), Isa Miranda (Charlotte, la comédienne), Serge Reggiani (Franz, le soldat), Daniel Gélin (Alfred, le jeune homme), Fernand Gravey (Charles, le mari), Jean-Louis Barrault (Robert, le poète), Gérard Philipe (Le Comte), Anton Walbrook (le meneur de la ronde)... Vienne, 1900. Un homme nous explique comment l'amour est une ronde, comment les... [Lire la suite]
Posté par DISJECTA à 08:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,
dimanche 31 juillet 2011

LA DAME DE LA CÔTE

Le blé en herbe - Colette (1923) "La villa, louée tous les ans par les deux familles amies, sentait ce matin la brioche chaude et l'encaustique." Philippe Audebert (Phil), seize ans, vient passer les vacances d'été dans la maison que ses parents louent en Bretagne. Il y retrouve la famille Ferret, et surtout Vinca, quinze ans, sa camarade de jeux. Mais un jour de promenade entre les dunes, il croise Camille Dalleray qu'il surnomme "la dame en blanc". Cette femme, assurée, distante et maternelle va devenir, pour quelques... [Lire la suite]
Posté par DISJECTA à 08:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,