mercredi 3 avril 2019

LE MONDE ETAIT INFINIMENT PLUS FOU QUE MOI

Les yeux fardés - Lluis Llach (2012) "Parfaitement, monsieur le réalisateur, la Barceloneta des années 1930 était un décor magnifique pour des adolescents comme nous. Et je dis nous parce que ça a été une adolescence chorale, à quatre voix, quatre coeurs amis, quatre pour le meilleur et pour le pire. La bande des quatre, deux filles et deux garçons nès presque en même temps au cours de l'année 1920." Barcelone, au milieu des années 1930, dans le quartier de Barceloneta. Quatre amis composent une petite bande d'inséparables qui ont... [Lire la suite]

mercredi 13 février 2019

LES SOUVENIRS ET LES REGRETS AUSSI

Les portes de la nuit - Marcel Carné (1946), avec Pierre Brasseur (Georges, le bon ami de Malou), Yves Montand (Diego), Jean Vilar (Le destin habillé en clochard), Nathalie Nattier (Malou Sénéchal), Serge Reggiani (Guy Sénéchal), Saturnin Fabre (monsieur Sénéchal père), Raymond Bussières (Raymond Lecuyer), Christian Simon (Cri-Cri Lécuyer), Julien Carette (monsieur Quinquina), Sylvia Bataille (Claire Lécuyer), Mady Berry (madame Quinquina), Jane Marken (madame Germaine, l'aubergiste), Gabrielle Fontan (la vieille qui achète du bois)... [Lire la suite]
mercredi 14 novembre 2018

CINQ ANS SOUS L'ETEIGNOIR

La chambre des officiers - Marc Dugain (1998) Lieutenant mobilisé par le premier conflit mondial, Adrien Fournier, 24 ans, est envoyé sur les bords de la Meuse pour préparer l'installation d'un pont mobile. Le jeune homme n'a pas le temps de commencer sa mission qu'il est fauché par une bombe allemande. Il se réveille quelques temps après, la moitié du visage emportée par l'explosion et est transféré à Paris, à l'hôpital du Val-de-Grâce où un chirurgien va tenter un miracle. Adrien est alors entouré d'autres camarades aux gueules... [Lire la suite]
Posté par DISJECTA à 08:11 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,
mercredi 16 mai 2018

LA VERITE EST TOUJOURS A DOUBLE FACE

Les Thibault - Volume 2: La consultation, La Sorellina, La mort du père - Roger Martin du Gard (1928-1929) "Mais oui, la guerre, fit l'autre sérieusement. Nous y allons tout droit." (La consultation) Octobre 1913, Antoine Thibault est pédiatre et installé. Oscar, le père, est cloué sur son lit de douleur, presque impotent, incapable de manger seul depuis le printemps. Se défiant de tous, même se son fils, il est convaincu qu'on lui ment sur son état et, dirigeant ses affaires, malgré la fatigue et les douleurs qui l'accablent,... [Lire la suite]
Posté par DISJECTA à 08:19 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , , ,
mercredi 21 février 2018

AH! JE SUIS UN FAMEUX BAROMETRE

Renée Mauperin - Edmond et Jules de Goncourt (1864) "- Quand ferez-vous vos dents de sagesse, Renée? lui demanda Denoisel- Jamais! Et elle se mit à rire." Jeune fille moderne dans la France du Second Empire, Renée Mauperin est éprise de liberté, de vie d'artiste, du bonheur simple d'être entièrement à sa joie sans se soucier de mariage, de fortune ou de position sociale. Entre sa soeur, épouse rangée qui fréquente la bourgeoisie, sa mère qui n'aspire qu'à la respectabilité, son père aimant et bonhomme, Renée refuse tous les... [Lire la suite]
mercredi 17 janvier 2018

UN COEUR TENDRE QUI HAIT LE NEANT VASTE ET NOIR*

Dédé - Achille Essebac (1901 - version modifiée en 1909) "Ses cheveux étaient couleur de feuilles mortes. Je me rappelle cela d'abord parce que ce fut à l'automne que je le connus." Octobre 1883, Marcel Thellier est au collège et fait la connaissance, le jour de la rentrée, d'un nouvel élève: André Dalio que sa mère appelle affectueusement Dédé. Emerveillé par la beauté du nouveau, Marcel décide de s'en faire un ami, un confident, un proche. Entre les deux garçons, les choses évoluent lentement, jusqu'à l'année de leur 15 ans où un... [Lire la suite]

mercredi 22 novembre 2017

L'OCCASION POUR LES PRISONNIERS DE SE RACHETER

Hippocrate aux enfers. Les médecins des camps de la mort - Michel Cymès (2015) "On a jugé regrettable de ne pouvoir faire des expériences sur du matériel humain car, ces expériences étant très dangereuses, personne n'est volontaire. C'est pourquoi je pose la question capitale: pouvez-vous mettre à notre disposition deux ou trois criminels professionnels, à des fins expérimentales?" (Lettre de Sigmund Rasher, médecin du camp de Dachau, au Reichsführer Heinrich Himmler, le 15 mai 1941) Médecin reconverti en animateur de télévision,... [Lire la suite]
mercredi 11 octobre 2017

UNE JOLIE CANAILLE

A la recherche du temps perdu. / VI. Albertine disparue - Marcel Proust (1925) "On ne guérit d'une souffrance qu'à condition de l'éprouver pleinement." Lasse de l'inquisition permanente que lui fait subir son bon-ami de narrateur, Albertine Simonet, en cette fin d'hiver 1901, a quitté l'appartement où elle séjournais chez les parents de son promis. Brutale, la fuite de la jeune fille éveille dans le coeur du jeune homme des sentiments contradictoires: tenait-il à Albertine? Etait-elle la débauchée qu'il avait voulu le croire?... [Lire la suite]
mercredi 23 août 2017

IL ETAIT HUMAIN ET IL LE CACHAIT

Confiteor - Jaume Cabré (2011) "Et pourquoi est-ce que, maintenant, je pense que je voudrais avoir un fils? se dit-il en colère; ou plutôt révolté. Il regarda à nouveau la petite boîte, seule, sur la table bien nette de la cinquantaquattro. Fèlix Ardèvol balaya un fil imaginaire des pans de sa soutane, passa un doigt sur sa peau irritée par le rabat et s'assit devant sa table. Il manquait trois minutes pour que midi sonne au clocher de Santa Maria. Il inspira profondément et prit une résolution: pour l'instant, il ne se suiciderait... [Lire la suite]
Posté par DISJECTA à 08:23 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , , , , ,
mercredi 24 mai 2017

L'HISTOIRE AIME LE GÂCHIS

Grande vacance - René Bonnell (1997) "Alger, comme d'autres villes du pays, était coupée en deux. Tout musulman surpris en quartier européen était abattu. Aucun Européen ne revenait vivant d'une incursion en secteur arabe. Les tueurs des deux camps échangeaient les victimes sur les trottoirs. L'armée ne sortait de ses casernes que pour faire le ménage. Elle veillait à la propreté des rues en regardant s'étriper les Algérois, homologuait les massacres à défaut de les empêcher." Printemps 1962, dans les rues d'Alger la blanche.... [Lire la suite]
Posté par DISJECTA à 07:48 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , ,