mercredi 10 avril 2019

CIAO RAGAZZI...

I Vitelloni (Les inutiles) - Federico Fellini (1953), avec Franco Interlenghi (Moraldo), Alberto Sordi (Alberto), Franco Fabrizi (Fausto), Leopoldo Trieste (Leopoldo), Riccardo Fellini (Ricardo), Leonora Ruffo (Sandra), Jean Brochard (le père de Fausto), Carlo Romano (Michele, le marchand), Claude Farell (Olga, la soeur d'Alberto), Lida Baarova (Giulia, la femme de Michele), Achile Majeroni (le vieux comédien minable), Guido Martufi (le petit cheminot)... Pescara, sur la côte adriatique des Abruzzes, au début des années 1950. Fausto,... [Lire la suite]

mercredi 6 février 2019

SE SOUVENIR SIGNIFIE REGRETTER

Le tournant. Histoire d'une vie. - Klaus Mann (1942, publication pothume 1952) "Les souvenirs sont faits d'une substance étrange - ils sont trompeurs et pourtant impérieux, puissants et impalpables. On ne peut pas se fier au souvenir, et pourtant il n'y a pas d'autre réalité que celle que nous portons dans notre mémoire. Chaque instant que nous vivons doit son sens à l'instant précédent. Le présent et l'avenir seraient inexistants si la trace du passé s'était effacée de notre conscience." Fils de l'écrivain Thomas Mann, neveu de... [Lire la suite]
mercredi 2 mai 2018

UNE GRÂCE QUI ATTRISTE

D'où vient l'étrange puissance de Musset sur ma génération? Il est peu de jeunes hommes qui, après l'avoir lu, n'aient gardé au coeur une douceur éternelle. Et pourtant Musset ne nous a appris ni à vivre ni à mourir; il est tombé à chaque pas; il n'a pu, dans son agonie, que se relever sur les genoux, pour pleurer comme un enfant. N'importe, nous l'aimons; nous l'aimons d'amour, ainsi qu'une maîtresse qui nous féconderait le coeur en le meurtrissant. C'est qu'il a jeté le cri de désespérance du siècle; c'est qu'il a été le plus... [Lire la suite]
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mercredi 25 janvier 2017

RIDER ON THE STORM

L'homme à la carabine - Patrick Pécherot (2011) "On m'a dit l'homme à la carabine. C'est drôle à quoi on résume l'individu. L'homme à la carabine. Peut-être, dans un sens, à ce moment-là. Mais si on veut aller plus loin, je serais tout autant l'homme aux semelles de guigne. (...) Ou, tenez, l'homme au coeur d'artichaut. Faut que j'en aie un beau pour avoir tiré en l'air. On se refait pas. Semelles de guigne, coeur d'artichaut. J'ai la caille, moi. Jamais eu de pot. Même pas foutu d'aligner un guignol... Ci-gît André Soudy qui... [Lire la suite]
lundi 2 novembre 2015

C'ETAIT L'IVRESSE !

La mort à Venise - Thomas Mann (1912) "Le langage peut bien célébrer la beauté, mais n'est pas capable de l'exprimer." La Belle-Epoque, un été. Gustav von Aschenbach, écrivain allemand cinquantenaire, décide d'échapper à son quotidien munichois pour gagner Venise et y prendre quelques jours d'évasion. Installé au Grand hôtel des bains, il goûte difficilement les plaisirs des lieux, mal séduit par les moeurs locales et l'air de la marina. Mais un jour, il est subjugué par la plastique d'un adolescent polonais, Tadzio, qu'il décide... [Lire la suite]
lundi 14 septembre 2015

AUTOMNE

Ciel roux. Ciel de septembre. De la pourpre et de l'ambre Fondus en ton brouillé. Draperie ondulante Où le soleil se plante Comme un vieux clou rouillé. (...) Apaisement. Silence. La brise ne balance Que le bruit endormant De la mer qui chantonne. Ciel de miel. Ciel d'automne. Silence. Apaisement. Jean Richepin, En septembre (extrait), (1896)   Illustration: Henri Edmond Cross, Paysage avec le Cap Nègre (1906), détail
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dimanche 21 avril 2013

D'AUTRES LARMES EN PERSPECTIVE

Ô fins d'automne, hivers, printemps trempés de boue,Endormeuses saisons ! je vous aime et vous loueD'envelopper ainsi mon coeur et mon cerveauD'un linceul vaporeux et d'un vague tombeau. Dans cette grande plaine où l'autan froid se joue,Où par les longues nuits la girouette s'enroue,Mon âme mieux qu'au temps du tiède renouveauOuvrira largement ses ailes de corbeau. Rien n'est plus doux au coeur plein de choses funèbres,Et sur qui dès longtemps descendent les frimas,Ô blafardes saisons, reines de nos climats, Que l'aspect permanent... [Lire la suite]
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samedi 23 mars 2013

DE SATURNE A EROS

Le printemps maladif a chassé tristementL'hiver, saison de l'art serein, l'hiver lucide,Et dans mon être à qui le sang morne présideL'impuissance s'étire en un long bâillement. Des crépuscules blancs tiédissent sous le crâneQu'un cercle de fer serre ainsi qu'un vieux tombeau,Et, triste, j'erre après un rêve vague et beau,Par les champs où la sève immense se pavane Puis je tombe énervé de parfums d'arbres, las, Et creusant de ma face une fosse à ce rêve,Mordant la terre chaude où poussent les lilas, J'attends, en m'abîmant que... [Lire la suite]
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jeudi 7 février 2013

MISTER ACACIA A 20 ANS

Si j'ai aimé de grand amour Triste ou joyeux Ce sont tes yeux Si j'ai aimé de grand amour Ce fut ta bouche grave et douce Ce fut ta bouche Si j'ai aimé de grand amour Ce furent ta chair tiède et tes mains fraîches Et c'est ton ombre que je cherche.  Henri de Régnier, Odelette IV (après 1886)
jeudi 13 décembre 2012

AMITIE DE SOI-MÊME

En verrai-je jamais la fin,De vos oeuvres, Mélancolie ? Quand au soir de vous me délieVous me rattachez au matin.J'aimasse mieux autre voisinQue vous, qui si fort me guérie ; En verrai-je jamais la fin,De vos oeuvres, Mélancolie ? Vers moi venez en larcinEt me robez Plaisance lie;Suis je destiné en ma vieD'être toujours en tel hutin ? En verrai-je jamais la fin? Charles 1er d’Orléans, Rondeaux (vers 1450)