mercredi 22 mai 2019

LIBERTE, SOURCE DE VIE !

If... - Lindsay Anderson (1968), avec Malcolm McDowell (Michael "Mike" Travis), Richard Warwick (Wallace), David Wood (Johnny), Christine Noonan (La fille du café), Rupert Webster (Robert "Bobby" Phillips, un petit attiré par Wallace), Robert Swann (Rowntree, le chef de division), Peter Jeffrey (le directeur), Guy Ross (Stephans, le chef de dortoire des grands), Hugh Thomas (Denson, le préfet de division qui aime les serviteurs), Michael Cadman (Fortinbras, le préfet de division homosexuel), Sean Bury (le nouveau dans la division des... [Lire la suite]

mercredi 10 avril 2019

CIAO RAGAZZI...

I Vitelloni (Les inutiles) - Federico Fellini (1953), avec Franco Interlenghi (Moraldo), Alberto Sordi (Alberto), Franco Fabrizi (Fausto), Leopoldo Trieste (Leopoldo), Riccardo Fellini (Ricardo), Leonora Ruffo (Sandra), Jean Brochard (le père de Fausto), Carlo Romano (Michele, le marchand), Claude Farell (Olga, la soeur d'Alberto), Lida Baarova (Giulia, la femme de Michele), Achile Majeroni (le vieux comédien minable), Guido Martufi (le petit cheminot)... Pescara, sur la côte adriatique des Abruzzes, au début des années 1950. Fausto,... [Lire la suite]
mercredi 3 avril 2019

LE MONDE ETAIT INFINIMENT PLUS FOU QUE MOI

Les yeux fardés - Lluis Llach (2012) "Parfaitement, monsieur le réalisateur, la Barceloneta des années 1930 était un décor magnifique pour des adolescents comme nous. Et je dis nous parce que ça a été une adolescence chorale, à quatre voix, quatre coeurs amis, quatre pour le meilleur et pour le pire. La bande des quatre, deux filles et deux garçons nès presque en même temps au cours de l'année 1920." Barcelone, au milieu des années 1930, dans le quartier de Barceloneta. Quatre amis composent une petite bande d'inséparables qui ont... [Lire la suite]
mercredi 27 mars 2019

LA FRENESIE DES EXTRAVAGANTS

Octave avait vingt ans - Gaspard Koenig (2004) Paris, XVIe arrondissement. Octave est fils de bonne famille, de très bonne famille même. Il a grandi dans le luxe et dans les marques de standing, bref Octave est fils de parvenu. 20 ans, beau, sportif accompli, Octave n'a pourtant aucune passion, si ce n'est renverser les conventions, surtout celles de son milieu. Arrogant, brutal, imbu de lui-même, Octave refuse les habitudes, joue au golf, se gorge de sexe sans en apprécier la saveur, fascine mais n'attire pas et trimballe une... [Lire la suite]
mercredi 20 février 2019

JEUNES, ET LIBRES, ET VOLUPTUEUX

"Ah! cette peau qu'ils ont! (...) Fine comme une pelure de fruit! Vous autres, bous n'avez pas idée de ce que ça peut être! Une peau satinée, glissante et sèche, comme si elle venait toujours d'être frottée de talc; une peau sans un défaut sans une rugosité, sans une moiteur, et brûlante, mais brûlante en dedans, comme on sent la brûlure de la fièvre à travers une manche de mousseline, saisis-tu? comme le corps chaud d'un oiseau sous ses plumes!... Et quand on la regarde, cette peau, au plein jour là-bas, quand la lumière frise... [Lire la suite]
Posté par DISJECTA à 07:56 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , ,
mercredi 6 février 2019

SE SOUVENIR SIGNIFIE REGRETTER

Le tournant. Histoire d'une vie. - Klaus Mann (1942, publication pothume 1952) "Les souvenirs sont faits d'une substance étrange - ils sont trompeurs et pourtant impérieux, puissants et impalpables. On ne peut pas se fier au souvenir, et pourtant il n'y a pas d'autre réalité que celle que nous portons dans notre mémoire. Chaque instant que nous vivons doit son sens à l'instant précédent. Le présent et l'avenir seraient inexistants si la trace du passé s'était effacée de notre conscience." Fils de l'écrivain Thomas Mann, neveu de... [Lire la suite]

mercredi 30 janvier 2019

UNE PART D'INCONNAISSABLE

Un certain Paul Darrigrand - Philippe Besson (2019) Septembre 1988, après trois années d'études de commerce à Rouen, Philippe intègre un DESS de droit du travail à Bordeaux. Jeune homme effacé, discret, ayant des amis mais se retrouvant dans une promo de vingt inconnus, le garçon a décidé que, cette année-ci, il serait différent, qu'il serait sociable et c'est ainsi qu'il fait la connaissance d'un garçon plus âgé que lui, Paul Darrigrand, qui fréquente la même école. Les semaines passent, Philippe désire... [Lire la suite]
mercredi 21 novembre 2018

A L'INFINI, IL FAUT L'INEPUISABLE

Les misérables - Quatrième partie: L'idylle rue Plumet - Victor Hugo (1862) "L'année 1832 s'était ouverte avec un aspect d'imminence et de menace." Hiver 1832, Jean Valjean décide de quitter le couvent des Bernardines-Bénédictines de l'Adoration Perpétuelle où il s'était réfugié avec Cosette en 1824. Installé avec une servante, Toussaint, dans une maison rue Plumet, il prend le nom  d'Ultime Fauchelevent. Avec Cosette, ils goûtent une vie simple et ordinaire, retirée du monde, faite de charité, de dévouement... [Lire la suite]
mercredi 31 octobre 2018

LES MIRAGES DE CE TEMPS-LA

Les misérables - Troisième partie: Marius - Victor Hugo (1862) "C'était un garçon bruyant, blême, leste, éveillé, goguenard, à l'air vivace et maladif. Il allait, venait, chantait, jouait à la fayousse, grattait les ruisseaux, volait un peu, mais comme les chats et les passereaux, gaîment, riait quand on l'appelait galopin, se fâchait quand on l'appelait voyou. Il n'avait pas de gîte, pas de pain, pas de feu, pas d'amour; mais il était joyeux parce qu'il était libre." 1832, à Paris. Marius Pontmercy a 22 ans. Il fréquente une... [Lire la suite]
Posté par DISJECTA à 08:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , ,
lundi 4 juin 2018

FOR THE LOVE, FOR LAUGHTER, I FLEW UP TO YOUR ARMS

Ca sent bon, les jeunes gens. Ca a cette odeur de propre, de frais, une odeur d'eau de Cologne ou de gel de douche. C'est intact, net, lisse. C'est un territoire inviolé. Ca offre une image de la pureté. D'ailleurs, ça offre tout, ça offre, comme ça, sans ambiguïté apparente, sans arrière-pensée, sans retenue. C'est posé là, dans le costume d'une jeunesse qu'on pourrait croire éternelle, ça ne sais pas ce que vieillir veut dire. Ca ignore tout de la dégradation inexorable de l'apparence, de la flétrissure inévitable de la peau, de... [Lire la suite]
Posté par DISJECTA à 08:06 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,