mercredi 20 février 2019

JEUNES, ET LIBRES, ET VOLUPTUEUX

"Ah! cette peau qu'ils ont! (...) Fine comme une pelure de fruit! Vous autres, bous n'avez pas idée de ce que ça peut être! Une peau satinée, glissante et sèche, comme si elle venait toujours d'être frottée de talc; une peau sans un défaut sans une rugosité, sans une moiteur, et brûlante, mais brûlante en dedans, comme on sent la brûlure de la fièvre à travers une manche de mousseline, saisis-tu? comme le corps chaud d'un oiseau sous ses plumes!... Et quand on la regarde, cette peau, au plein jour là-bas, quand la lumière frise... [Lire la suite]
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mercredi 17 octobre 2018

LES LUMIERES SONT UNE BRÛLURE

La Tristesse des femmes en mousseline - Jean-Daniel Baltassat (2018) "Il est des jours de la vie qui font de soi ce que l'on est." Février 1945, Paul Valéry se mêle peu des tourments de la Libération. Désenchanté, l'écrivain septuagénaire, laisse sa nostalgie prendre le dessus: dans un tiroir, il retrouve le carnet intime de sa lointaine aïeule, la peintre Berthe Morisot. Dans ces nuits glacées d'hiver, quasiment indifférent à tout, l'homme retouve le temps de ses vingt ans, quand il fréquentait le cercle du poète Stéphane... [Lire la suite]
lundi 4 juin 2018

FOR THE LOVE, FOR LAUGHTER, I FLEW UP TO YOUR ARMS

Ca sent bon, les jeunes gens. Ca a cette odeur de propre, de frais, une odeur d'eau de Cologne ou de gel de douche. C'est intact, net, lisse. C'est un territoire inviolé. Ca offre une image de la pureté. D'ailleurs, ça offre tout, ça offre, comme ça, sans ambiguïté apparente, sans arrière-pensée, sans retenue. C'est posé là, dans le costume d'une jeunesse qu'on pourrait croire éternelle, ça ne sais pas ce que vieillir veut dire. Ca ignore tout de la dégradation inexorable de l'apparence, de la flétrissure inévitable de la peau, de... [Lire la suite]
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mercredi 23 mai 2018

OPINION PARTAGEE

Mais oui, dis-je. Oui, hélas! [Les parisiens] savent trop qu'ils sont pleins de charme et que Paris est une ville admirable. Comme tout cet esprit français est pénible! Et puis je n'apprécie pas du tout le goût parisien. Les toilettes des dames ne me plaisent pas, elles sont excessives, trop stylisées, ces femmes sentent trop le journal de mode et le fard... Paris manque de propreté et de fraîcheur. Tout votre art est un peu bête. Et puis votre amour, l'amour à Paris, avec son côté "bourgeois-robe de chambre", à vous donner la... [Lire la suite]
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mercredi 25 avril 2018

IMPRESSIONNISME ET IMPRESSIONNANTISME

Musée haut, musée bas - Jean-Michel Ribes (2008), avec Michel Blanc (Michel Mosk, le conservateur et directeur), Gérard Jugnot (Roland Province), Isabelle Carré (Carole Province), Pierre Arditi (Henri Province), Chantal Neuwirth (Anne Province), Julie Ferrier (La guide perspective), Laurent Gamelon (Lionel, amateur d'impressionnistes), Philippe Khorsand (Frilon, l'administrateur), André Dussolier (Le ministre de la culture), Muriel Robin (La dame Kandinsky), Yolande Moreau (Mme Stenthels, arts africains), Daniel Prévost (Maurice... [Lire la suite]
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mercredi 7 mars 2018

THE SUMMER WE HAD

Call me by your name - Luca Guadagnino (2017), avec Timothée Chalamet (Elio Perlman), Armie Hammer (Oliver), Michael Stuhlbarg (Samuel Perlman), Amira Casar (Annella Perlman), Esther Garrel (Marzia), Vanda Capriolo (Mafalda), Antonio Rimoldi (Anchise), André Aciman (Mounir)... Dans le nord de l'Italie, pendant l'été 1983. Elio Perlman est un adolescent brillant qui habite une grande villa avec ses parents: Annella, traductrice, et Samuel, professeur spécialisé dans la culture méditerranéenne antique. Petit genie du piano, guitariste... [Lire la suite]

mercredi 1 novembre 2017

COCO CÂLINE

Qu'il fut de Sybaris, l'éveil, mon petit faune!On aurait cru, voyant nos deux corps mélangés,Que le vierge avenir écartait le dangerEt sur nos fronts futurs installait ses icônes... Mais quelle souple ardeur, quels cris mangés tout bas,Quel hymne, Ô ma Lumière, où jaillit comme un trilleCe parfum de seize ans, imprégné de vanille,Tous ces trésors soyeux dont le désir flamba! Le goût qu'avait alors ta lèvre - Ô ma blessure - L'haleine que j'ai bue - et ce lait - je le jureQue je sentais en moi longtemps s'ensevelir, Tout ces rêves... [Lire la suite]
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mercredi 27 septembre 2017

PROPOSITION PRATIQUE

Je lis tous les jours et tous les jours je m'aperçois qu'il me reste tout à lire. Et de temps en temps je dois relire, même si je ne relis que ce qui est digne du privilège de la relecture. Qu'est-ce qui rend digne de ce privilège? (...) La capacité à fasciner le lecteur; de le faire s'émerveiller de l'intelligence qui se trouve dans le livre qu'il relit, ou de la beauté qu'il génère. Cela dit, la relecture, par sa nature même, nous entraîne dans une contradiction. (...) Un livre qui ne mérite pas d'être relu ne mériterait pas... [Lire la suite]
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mercredi 23 août 2017

IL ETAIT HUMAIN ET IL LE CACHAIT

Confiteor - Jaume Cabré (2011) "Et pourquoi est-ce que, maintenant, je pense que je voudrais avoir un fils? se dit-il en colère; ou plutôt révolté. Il regarda à nouveau la petite boîte, seule, sur la table bien nette de la cinquantaquattro. Fèlix Ardèvol balaya un fil imaginaire des pans de sa soutane, passa un doigt sur sa peau irritée par le rabat et s'assit devant sa table. Il manquait trois minutes pour que midi sonne au clocher de Santa Maria. Il inspira profondément et prit une résolution: pour l'instant, il ne se suiciderait... [Lire la suite]
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mercredi 16 août 2017

HYMNE AU PARFUM

Il est des parfums - Françoise Sagan et Guillaume Hanoteau (1973) "Méfions-nous des êtres et des choses qui n'ont pas d'odeur." Quand un journaliste, dramaturge et écrivain rencontre une écrivain, scénariste et dramaturge, de quoi parlent-ils? De parfums, bien sûr! Dans cette histoire des parfums en France, qui prend naissance avec l'eau de Cologne de Jean-Marie Farina en 1709, Guillaume Hanoteau nous raconte comment le parfum est très vite devenu une marque du luxe et s'est maintenu dans la société contemporaine au rang de produit... [Lire la suite]
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