lundi 12 octobre 2015

BON FEU, BON MOMENT

L'hiver a ses plaisirs ; et souvent, le dimanche, Quand un peu de soleil jaunit la terre blanche, Avec une cousine on sort se promener... - Et ne vous faites pas attendre pour dîner, Dit la mère. Et quand on a bien, aux Tuileries, Vu sous les arbres noirs les toilettes fleuries, La jeune fille a froid... et vous fait observer Que le brouillard du soir commence à se lever.  Et l'on revient, parlant du beau jour qu'on regrette, Qui s'est passé si vite... et de flamme discrète: Et l'on sent en rentrant, avec grand appétit,... [Lire la suite]
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lundi 5 octobre 2015

SEUL LE HASARD EST PARLANT

L'insoutenable légèreté de l'être - Milan Kundera (1984) "Ne pouvoir vivre qu'une vie, c'est comme ne pas vivre du tout." Tomas habite Prague, en Tchécoslovaquie. Chirurgien, il a épousé une photographe, Tereza mais il ne parvient pas à être fidèle. Il a d'abord pour maitresse une jeune artiste, Sabina, elle-même draguée par un universitaire nommé Franz, puis Tomas veut d'autres femmes. Et aucune fuite ne lui permettra de trouver le bonheur ni l'équilibre... Roman le plus célèbre de Milan Kundera, L'insoutenable légèreté de l'être... [Lire la suite]
lundi 28 septembre 2015

LE BIDULE CREE LE BIDULE

Un singe en hiver – Henri Verneuil (1962), avec Jean Gabin (Albert Quentin), Jean-Paul Belmondo (Gabriel Fouquet), Suzanne Flon (Suzanne Quentin), Noël Roquevert (Landru, vendeur au Chic Parisien), Paul Frankeur (Esnault, le cafetier), Gabrielle Dorzia (Mme Victoria, directrice de la pension Dillon), Geneviève Fontanel (Marie-Jo, la serveuse), Sylviane Margollé (Marie Fouquet), Hélène Dieudonné (Joséphine), Paul Mercey (Le crieur), Marcelle Arnold (L’infirmière de la pension Dillon), Henri Verneuil (Un officier allemand)… Juin 1944... [Lire la suite]
lundi 21 septembre 2015

NOTRE DESTIN C'ETAIT LA SOLITUDE

Mémoires de Hongrie - Sandor Marai (1972) "Habitué depuis des lustres à la servitude, le peuple comprenait parfaitement que son sort n'avait pas changé: les anciens maîtres étaient partis, les nouveaux les avaient relayés. Le peuple, lui, restait soumis comme avant." Octobre 1944, les troupes du Reich allemand entrent dans Budapest et remplace le régime pro-fasciste en place depuis 1940 par un régime d'inspiration nazie. Printemps 1945, les troupes soviétiques de l'URSS entrent en Hongrie et assiègent Budapest afin de chasser... [Lire la suite]
lundi 14 septembre 2015

AUTOMNE

Ciel roux. Ciel de septembre. De la pourpre et de l'ambre Fondus en ton brouillé. Draperie ondulante Où le soleil se plante Comme un vieux clou rouillé. (...) Apaisement. Silence. La brise ne balance Que le bruit endormant De la mer qui chantonne. Ciel de miel. Ciel d'automne. Silence. Apaisement. Jean Richepin, En septembre (extrait), (1896)   Illustration: Henri Edmond Cross, Paysage avec le Cap Nègre (1906), détail
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lundi 7 septembre 2015

LES ÊTRES HUMAINS

Notes d'hiver sur impressions d'été - Fiodor Dostoïevski (1863) "J'avais rêvé trop à notre Europe russe; cela est pardonnable quand on vient en Europe européenne." En 1862, l'écrivain russe Fiodor Dostoïevski s'accorde un voyage hors de Russie - "Ma santé est si délabrée que je pars (demain) jusqu'en septembre me soigner à l'étranger. J'ai le haut mal et par-dessus le marché beaucoup d'autres menus maux, qui se sont affravés à Pétersbourg." (Lettre à Andrei Dostoïevski, 6 juin 1862). Deux mois et demi durant, pendant l'été, il... [Lire la suite]
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lundi 31 août 2015

IPHIGENIE NE VOULAIT PAS MOURIR

Le crime du comte Neville - Amélie Nothomb (2015) "Pourquoi a-t-on inventé l'enfer alors qu'il existe l'insomnie?" Automne 2014, dans les Ardennes belges. Henri Neville, aristocrate, est informé que son troisième enfant, Sérieuse, jeune fille de 17 ans, a fait une fugue. Quand il vient la récupérer chez la voyante qui a retrouvé la jeune fille dans les bois, celle-ci lui confie deux choses qui vont bouleverser les lendemains du Comte: Sérieuse ne ressent aucune émotion et Henri va, le jour de sa garden-party annuelle, assassiner... [Lire la suite]
lundi 24 août 2015

DES IVRESSES MEILLEURES

Voici le temps des assasins - Julien Duvivier (1956), avec Jean Gabin (André Chatelin), Danièle Delorme (Catherine), Gérard Blain (Gérard Delacroix), Germaine Kerjean (Madame Chatelin mère), Lucienne Bogaert (Gabrielle), Gabrielle Fontan (Madame Jules), Jean-Paul Roussilon (Amédée), Robert Pizani (Monsieur le Président), Aimé Clariond (Monsieur Prévost), Gaby Basset (Une serveuse chez Mme Chatelin), Jane Morlet (Madame Aristide), Paul Demange (Le client au régime), Olga Valery (La Duchesse), Max Dalban (Un... [Lire la suite]
lundi 17 août 2015

LE BALLET DU REQUIN

Un condé - Yves Boisset (1970), avec Michel Bouquet (Inspecteur Favenin), Françoise Fabian (Hélène Dassa), Michel Constantin (Villetti), Theo Sarapo (Lupo), Henri Garin (Georges Duval dit Beausourire), Gianni Garko (Dan Rover), Rufus (Raymond Aulnay), Bernard Fresson (Inspecteur Barnero), Adolfo Celi (Le divisionnaire), Roger Lumont (Le gardien de prison), Anne Carrère (Christine), Pierre Massimi (Robert Dassa)... France, années 1970. Dans une ville de Province règne en maître un certain Tavernier. Puissant, Tavernier s'est fait... [Lire la suite]
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mardi 11 août 2015

ON N'ATTEND RIEN D'UN CADAVRE

Box-office - Pierre Boileau et Thomas Narcejac (1981) "Sylvain jette un coup d'oeil à sa montre. 11 heures. Le temps est superbe. La ville est couleur de printemps. Il se dirige à pas lents vers la Seine. Goethe? Qu'est-ce que ça peut bien signifier?... Et ce sang autour de lui? Du sang de cinéma, forcément. Il y a toujours eu du sang dans les rôles qu'il a joués. Un personnage romantique, ça saigne, fatalement." Sylvain Daurelle a été une gloire du cinéma, de films en costumes, de grand rôles portés par un grand souffle sur... [Lire la suite]