mercredi 9 décembre 2015

AMOUR MONSTRUEUX

Les mains d'Orlac - Karl Freund (1935), avec Peter Lorre (Docteur Gogol), Frances Drake (Yvonne Orlac), Colin Clive (Stephen Orlac), Edward Brophy (Rollo, l'assassin), Keye Kuke (Docteur Wong), May Beatty (La gouvernante de Gogol) ... Paris, dans le quartier de la cité Chaptal, vers 1935. Le Petit Théâtre des Horreurs est un lieu de spectacle très prisé des noctambules. Tous les soirs, le docteur Gogol, sommité du monde médical, immense chirurgien de forte renommée, vient y admirer la statue de cire d'Yvonne Orlac, la comédienne du... [Lire la suite]

mercredi 2 décembre 2015

L'AMOUR EST UN EXERCICE

La confession d'un enfant du siècle - Alfred de Musset (1836) "Prenez de l'amour ce qu'un homme sobre prend de vin; ne devenez pas un ivrogne." Octave de T** a 19 ans. Dans le Paris de la Restauration, il cherche le chemin de son avenir: l'Empire effondré, Octave sait qu'il est trop tard pour une vie glorieuse. Comble de malchance, il s'aperçoit que sa maitresse le trompe. Déçu et accablé, il suit les conseils de son ami Desgenais qui veut l'initier à la débauche. Mais bien vite revenu de cette vie dissolue, Octave cherche à... [Lire la suite]
mercredi 25 novembre 2015

FRIANDISE JOURNALIERE

Chez nous, l'on méprise trop l'art de la danse, cela soit dit en passant. Tous les grands peuples, d'abord ceux du monde antique, ceux de l'Inde et de l'Arabie, l'ont cultivée à l'égal de la poésie. La danse est autant au-dessus de la musique, pour certaines organisations païennes toutefois, que le visible et le créé sont au-dessus de l'invisible de l'incréé. Ceux-là seuls peuvent me comprendre à qui la musique donne des idées de peinture. La danse peut révéler tout ce que la musique recèle de mystérieux, et elle a de plus... [Lire la suite]
Posté par DISJECTA à 08:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,
lundi 16 novembre 2015

IL Y A BEAUCOUP DE VRAI DANS LES SONGES

Une terrible vengeance - Nicolas Gogol (1832) "Souvent, dans les Carpathes, on entend un sifflement, comme d'un millier de moulins battant l'eau de leurs aubes. Ce sont là, au fond d'un précipice inaccessible que nul homme n'a jamais vu, et que chacun redoute d'approcher, les trépassés qui rongent le trépassé." Danilo Burulbash est un fier Cosaque d'Ukraine. Jeune et fougeux, il a épousé la douce Katerina qui lui a donné un fils, Ivan. Mais le jour du mariage du Cosaque Goberet, à Kiev, un sorcier apparait au milieu... [Lire la suite]
lundi 9 novembre 2015

LE MENSONGE, UNE ANTICHAMBRE DES AVENTURES

Thomas l'imposteur - Jean Cocteau (1923) Paris, fin de l'été 1914. Alors que le gouvernement fuit la capitale pour Bordeaux en raison de l'avancée Allemande dans le nord du pays, la Princesse Clémence de Bormes, installée dans son hôtel particulier des beaux quartiers, décide d'y installer un hôpital. Elle embarque avec elle sa fille Henriette, un médecin, une maitresse-femme nommée Mme Valiche et décide de remonter vers le front de l'Yser. C'est au moment du départ que son destin croise le jeune Thomas Guillaume,... [Lire la suite]
lundi 2 novembre 2015

C'ETAIT L'IVRESSE !

La mort à Venise - Thomas Mann (1912) "Le langage peut bien célébrer la beauté, mais n'est pas capable de l'exprimer." La Belle-Epoque, un été. Gustav von Aschenbach, écrivain allemand cinquantenaire, décide d'échapper à son quotidien munichois pour gagner Venise et y prendre quelques jours d'évasion. Installé au Grand hôtel des bains, il goûte difficilement les plaisirs des lieux, mal séduit par les moeurs locales et l'air de la marina. Mais un jour, il est subjugué par la plastique d'un adolescent polonais, Tadzio, qu'il décide... [Lire la suite]

lundi 26 octobre 2015

ON AIME L'EXOTISME ?

Le gorille vous salue bien - Bernard Borderie (1958), avec Lino Ventura (Géo Paquet dit Le gorille), Charles Vanel (Colonel Berthomieux dit Le vieux), Pierre Dux (William Veslot), Bella Darvi (Isoline), Marie Sabouret (Mme Paquet dite Chaboute), Jean-Pierre Mocky (Cébu, le secrétaire de Veslot), René Lefèvre (Inspecteur Blavet de la DST), Robert Manuel (Casa), Robert Berri (Combinat), Jean-Roger Caussimon (Léon), André Valmy (Mauricet), Jean Mercure (Directeur Ryart, de la DST), Yves Barsacq (Berthier), Henri Crémieux (Monsieur... [Lire la suite]
Posté par DISJECTA à 08:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , , ,
lundi 19 octobre 2015

UN MONDE SECRET DE VOLUPTES PAISIBLES

Le testament Donadieu - Georges Simenon (1937) "Qui aurait pu se vanter de savoir comment cela s'était passé? Chacun possédait un lambeau plus ou moins grand de vérité. Mais certains le cachaient; d'autres le défendaient jalousement; il y en avait enfin qui ne se connaissaient pas les uns les autres." La Rochelle, au début des années 1930. Oscar Donadieu, armateur de renom, patriarche d'une grande famille qui réussit dans les affaires, meurt noyé. Le saisissement passé, le deuil porté, toute la famille Donadieu est ébranlée par la... [Lire la suite]
lundi 12 octobre 2015

BON FEU, BON MOMENT

L'hiver a ses plaisirs ; et souvent, le dimanche, Quand un peu de soleil jaunit la terre blanche, Avec une cousine on sort se promener... - Et ne vous faites pas attendre pour dîner, Dit la mère. Et quand on a bien, aux Tuileries, Vu sous les arbres noirs les toilettes fleuries, La jeune fille a froid... et vous fait observer Que le brouillard du soir commence à se lever.  Et l'on revient, parlant du beau jour qu'on regrette, Qui s'est passé si vite... et de flamme discrète: Et l'on sent en rentrant, avec grand appétit,... [Lire la suite]
Posté par DISJECTA à 08:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,
lundi 5 octobre 2015

SEUL LE HASARD EST PARLANT

L'insoutenable légèreté de l'être - Milan Kundera (1984) "Ne pouvoir vivre qu'une vie, c'est comme ne pas vivre du tout." Tomas habite Prague, en Tchécoslovaquie. Chirurgien, il a épousé une photographe, Tereza mais il ne parvient pas à être fidèle. Il a d'abord pour maitresse une jeune artiste, Sabina, elle-même draguée par un universitaire nommé Franz, puis Tomas veut d'autres femmes. Et aucune fuite ne lui permettra de trouver le bonheur ni l'équilibre... Roman le plus célèbre de Milan Kundera, L'insoutenable légèreté de l'être... [Lire la suite]