mercredi 4 mai 2016

LES METAMORPHOSES DU SONGE

Mémoires d'Hadrien - Marguerite Yourcenar (1951) "Certaines portions de ma vie ressemblent aux salles dégarnies d'un palais trop vaste, qu'un propriétaire appauvri renonce à occuper tout entier." - Vers 136 après Jésus-Christ, à Tibur dans les environs de Rome. L'empereur Hadrien a soixante ans et règne sur le vaste empire romain depuis presque vingt ans. Sentant ses forces le quitter, il rédige une longue lettre destinée à son fils adoptif et dont il veut faire son successeur, Marc-Aurèle. D'abord voulue comme une série de... [Lire la suite]

mercredi 27 avril 2016

STERILISE CORPS ET ÂME

Le feu follet - Louis Malle (1963), avec Maurice Ronet (Alain Leroy), Jeanne Moreau (Eva, la galeriste), Léna Skerla (Lydia), Jacques Sereys (Lavaud), Alexandra Stewart (Solange), Yvonne Clech (Mademoiselle Farnoux), Hubert Deschamps (Monsieur D'Averseau), Jean-Paul Moulinot (Docteur Barbinais), Mona Dol (Madame Barbinais), Pierre Moncorbier (Moraine), René Dupuis (Charly), Bernard Tiphaine (Milou), Bernard Noël (Dubourg), Ursula Kubler (Fanny), Alain Mottel (Urcel), Romain Bouteille (François, l'activiste de l'O.A.S.), Henri Serre... [Lire la suite]
mercredi 20 avril 2016

AINSI SE FONT LES COUPS D'ETAT

Le bal du Comte d'Orgel - Raymond Radiguet (1924) "De toutes les saisons, le printemps, s'il est la plus seyante, est aussi la plus difficile à porter." Paris, 1920. Paul Robin introduit son ami François de Séryeuse, vingt ans, dans la société des Orgel, aristocrates bourgeois très en vue. Lorsqu'il rencontre la comtesse Mahaut d'Orgel pour la première fois, François ne réalise pas qu'il est immédiatement tombé amoureux. Encore jeune, belle et marié à Anne d'Orgel, homme amical, Mahaut elle-même reste aveugle à ce... [Lire la suite]
Posté par DISJECTA à 08:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , ,
mercredi 13 avril 2016

UN REGARD D'ENFANT

Portraits-Souvenir - Jean Cocteau (1934) "Je souhait d'être lu par les personnes qui restent des enfants coûte que coûte." Paris, Belle-Epoque. Jean Cocteau a entre 10 et 25 ans, et son chemin croise celui des artistes et intellectuels de son époque: Sarasate, Colette, Footit et Chocolat, Loïe Fuller, Mistinguett, Sarah Bernhardt, Proust, Léon Daudet, Anna de Noailles, Guitry etc. De ces rencontres, de ses souvenirs, Jean Cocteau, poète plus qu'écrivain, tire une série de portraits - accompagnés de dessins de sa main - à la fois... [Lire la suite]
mercredi 6 avril 2016

LA FAMILLE A SON OLYMPE ET SON HADES

Les confessions d'un bourgeois - Sandor Marai (1934) "Les chemins qui conduisent du monde extérieur à nous-mêmes sont longs, complexes et pleins de détours pénibles dont nous ne comprenons que bien plus tard la véritable signification." De 1900 à 1928, les chroniques familiales et les voyages de Sandor Marai, citoyen de Haute-Hongrie (aujourd'hui Slovaquie) né dans un empire encore adolescent et qui, après l'éffondrement de la vieille Europe en 1918, découvrira l'occident et son mode de vie. A travers ces pages de... [Lire la suite]
mercredi 30 mars 2016

PLAISIRS DE LA SURPRISE

"Cette disposition de l'âme, qui la porte toujours vers différents objets, fait qu'elle goûte tous les plaisirs qui viennent de la surprise: sentiment qui plaît à l'âme par le spectacle et la promptitude de l'action; car elle aperçoit ou sent les choses qu'elle n'attend pas, ou d'une manière qu'elle n'attendait pas. Une chose peut nous surprendre comme merveilleuse, mais aussi, comme nouvelle, et encore inattendue; et, dans ces derniers cas, le sentiment principal se lie à un sentiment accessoire, fondé sur ce que la chose est... [Lire la suite]
Posté par DISJECTA à 08:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

mercredi 23 mars 2016

UN POISON POUR PENSER

Les paradis artificiels (Le vin. Le hachisch. Le poème du hachisch. Un mangeur d'opium) - Charles Baudelaire (1860) "Le bon sens nous dit que les choses de la terre n'existent que bien peu, et que la vraie réalité n'est que dans les rêves. (...) Qu'éprouve-t-on? que voit-on? des choses merveilleuses, n'est-ce pas? des spectacles extraordinnaires? Est-ce bien beau? et bien terrible? et bien dangereux?" Célèbre auteur des Fleurs du Mal et traducteur non moins fameux d'Edgar Poe, Charles Baudelaire," l'inventeur" du Spleen, décide... [Lire la suite]
mercredi 16 mars 2016

ON N'EST PAS SERIEUX QUAND...

Phrères - Claire Barré (2016) "Simplistes. Nul sens à chercher sous ce mot. Pourtant il y a peut-être là quelque analogie avec cet état d'enfance que nous recherchons, un état où tout est simple, facile." (Roger Gilbert-Lecomte) Reims, mars 1925. Roger Lecomte, 17 ans, et René Daumal, 16 ans, ont décidé de mettre fin à leurs jours. La cause? Ils voulaient partir à Paris fonder une revue surréaliste avec deux autres camarades, Roger Vailland et Robert Meyrat, mais le père de Lecomte ne veut rien entendre et Daumal a promis de... [Lire la suite]
mercredi 9 mars 2016

LA MELANCOLIE D'UN CIEL DE FIN D'ETE, SI BLEU SOIT IL

J'ai perdu tout ce que j'aimais - Sacha Sperling (2013) "Je traîne en souliers bicolores,Paille et phosphore dans l'eau du port.C'est une mélancolie banale,Vodka orange et Gardénal." (Alain Souchon, J'ai perdu tout ce que j'aimais, 1990) Sacha Sperling est mort. Jeune écrivain, la vingtaine tourmentée, Sacha Sperling revient à Paris après un long séjour sur la côte ouest des Etats-Unis. Là, il retrouve ceux qu'il avait mis en scène dans Mes illusions donnent sur la cour... Jane, son ex petite amie, Flora la bonne copine, Quentin... [Lire la suite]
mercredi 2 mars 2016

LA METHODE DU CLOWN

Deux messieurs sur la plage - Michael Köhlmeier (2015) "Churchill lui aussi faisait partie de ces rares personnes qui, à l'âge de six ans, envisageaient déjà sérieusement de mettre fin à leurs jours." Au printemps 1927, Marion Davies, actrice et productrice hollywoodienne, maîtresse du magnat de la presse William Hearst, reçoit à l'occasion d'un de ses nombreux et fastueux dîners très courus par tous les milieux. Elle inaugure sa "modeste" maison de plage de Santa Monica. Traîné par ses amis Douglas Fairbanks et Mary Pickford à... [Lire la suite]