jeudi 30 juin 2011

J'AIME NIJINSKI, PAS COMME NARCISSE, MAIS COMME DIEU.

Cahiers - Vaslav Nijinski (1919) "Je suis Dieu en l'homme. Je suis ce que le Christ ressentait. Je suis le Bouddha. Je suis un Dieu bouddhique et toutes les sortes de Dieu. Je connais tout le monde. Je sais tout. Je fais semblant d'être fou pour atteindre mes buts." Né en Ukraine d'une famille polonaise en 1889, Vaslav Nijinski est l'archétype même du jeune prodige de la danse classique. Chorégraphe, mythe absolu du ballet, révélation des ballets russes en occident, créateur d'une méthode de notation de la danse, génial... [Lire la suite]
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dimanche 26 juin 2011

IRONIQUE ET AMER

- Je crois profondément qu'on est aimé dans la mesure exacte où l'on aime. Or Don Juan ne prenant pas le temps d'aimer, ne laissait pas aux femmes le temps de l'aimer. - Mais pourtant elles l'ont regretté et pleuré. - Elles ont regretté et pleuré l'amour, non pas lui. (...) Il y a deux degrés dans la connaissance: la connaissance intellectuelle et la connaissance amoureuse. Le fidèle peut reconnaître la nécessité de Dieu et ne pas l'aimer. L'amant peut percevoir avec la prompte finesse de ses sens les contours les plus minutieux de... [Lire la suite]
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mercredi 22 juin 2011

UN PEU D'ORGUEIL LEGITIME

Léon Blum - Jean Lacouture (1977) "Nous avons apporté une véritable révolution dans la condition juridique, morale et matérielle des travailleurs de ce pays. (...) Je crois que nous avons rajeuni ce pays. Je crois que nous lui avons rendu l'alacrité, la confiance en lui-même, le sens de la vie. Nous avons fait cela sur la jeunesse, nous l'avons fait sur l'âge adulte. Par le changement que nous apportions dans la condition des hommes, nous avons appris à des masses entières à reprendre un contact avec la nature, avec l'air, avec le... [Lire la suite]
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samedi 18 juin 2011

LA CHAIR ET LE SANG

La légende de Saint Julien l'hospitalier / Hérodias - Gustave Flaubert (1877) "Elle était très blanche, un peu fière et sérieuse. Les cornes de son hennin frôlaient le linteau des portes; la queue de sa robe de drap trainait de trois pas derrière elle. Son domestique était réglé comme l'intérieur d'un monastère, chaque matin elle distribuait la besogne à ses servantes, surveillait les confitures et les onguents, filait à la quenouille ou brodait des nappes d'autel. A force de prier Dieu, il lui vint un fils." Dans ses Trois contes,... [Lire la suite]
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mardi 14 juin 2011

MIMETISME

Le plus grand service à rendre aux sociétés qui s'ennuient, n'est-ce pas de leur donner un peu de plaisir? (...) On ne domine une société qu'en épousant ses passions.   Jules Barbey d'Aurevilly, Du dandysme et de George Brummell (1845-1861) Ilustration: dessin de François Letourneur pour Le livre de Monsieur (1957)
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vendredi 10 juin 2011

IL M'A EUE AVEC DES MIMOSAS...

Le jour se lève - Marcel Carné (1939), avec Jean Gabin (François), Arletty (Clara), Jules Berry (Valentin), Jacqueline Laurent (Françoise), Bernard Blier (Gaston, un camarade de François), Marcel Perès (Paulo, un camarade de François)... Boulogne, banlieue de Paris, un soir tranquille. Dans l'imposant immeuble où habite François, jeune ouvrier sableur, des cris retentissent dans l'escalier. Soudain, un coup de feu... Valentin, dresseur de chiens dans un cabaret ouvrier, s'échappe de chez François puis s'effrondre, mort. Pendant toute... [Lire la suite]
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lundi 6 juin 2011

DANS L'OEIL DE BRONZE

Pompes funèbres - Jean Genet (1953) "Puisqu'il était impossible que je l'ensevelisse seul, lors d'une cérémonie intime (j'eusse pu porter son corps, et pourquoi les pouvoirs publics ne l'accordent-ils pas? Le découper en morceaux dans une cuisine et le manger. Certes, il resterait beaucoup de déchets: les intestins, le foie, les poumons, surtout les yeux avec leurs paupières bordées de cils, que je ferais sécher et brûler, me réservant d'en mélanger les cendres à mes aliments, mais la chair pourrait s'assimiler à la mienne), qu'il... [Lire la suite]
jeudi 2 juin 2011

MACHIAVEL CHEZ MACHIAVEL

Le président - Henri Verneuil (1961), avec Jean Gabin (Emile Beaufort, Président du conseil), Bernard Blier (Philippe Chalamont, chef de cabinet), Renée Faure (Mlle Millerand, secrétaire particulier de Beaufort), Henri Crémieux (Antoine Monteil, ministre des finances), Louis Seigner (Henri Lauzet-Duchet, directeur de la banque de France), Alfred Adam (François, le chauffeur), Pierre Larquey (Augustin, le paysan), Jacques Marin (Gaston, le chauffeur de l'autocar), Françoise Deldick (Huguette, la bonne), Hélène Dieudonné (Gabrielle, la... [Lire la suite]
dimanche 29 mai 2011

BARDOT C'EST AUTRE CHOSE

Au contraire des royalties - qui ne servent exactement à rien - et des milliardaires - que leur richesse a transformés en personnages irréels - Bardot fait partie de notre réalité sociale. En l'exprimant, ensuite en la transformant.D'abord, Bardot est proche. Fille de la bourgeoisie parisienne (comme Françoise Sagan), elle est le personnage typé d'une époque farouchement vouée à l'embourgeoisement et à la glorification des rites et du style bourgeois. Dietrich, Garbo, Hayworth, même Monroe, sont ou furent des images inaccessibles,... [Lire la suite]
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vendredi 27 mai 2011

LIBERTE DE TON ET DE COMPORTEMENT

La folie des grandeurs - Michel Polnareff (1971) C'est avec beaucoup de plaisir et pas mal d'émotions diverses que je me suis replongé cette semaine dans la bande originale du film La folie des grandeurs. Signée de Michel Polnareff, elle est un élément essentiel de la réussite de ce film de Gérard Oury. La folie des grandeurs, c'est une expérience particulière dans la filmographie de Oury et sans doute le meilleur des quatre films qu'il a tournés avec Louis de Funés; c'est surtout la rencontre de trois univers a priori éloignés: le... [Lire la suite]
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