dimanche 21 avril 2013

D'AUTRES LARMES EN PERSPECTIVE

Ô fins d'automne, hivers, printemps trempés de boue,Endormeuses saisons ! je vous aime et vous loueD'envelopper ainsi mon coeur et mon cerveauD'un linceul vaporeux et d'un vague tombeau. Dans cette grande plaine où l'autan froid se joue,Où par les longues nuits la girouette s'enroue,Mon âme mieux qu'au temps du tiède renouveauOuvrira largement ses ailes de corbeau. Rien n'est plus doux au coeur plein de choses funèbres,Et sur qui dès longtemps descendent les frimas,Ô blafardes saisons, reines de nos climats, Que l'aspect permanent... [Lire la suite]
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jeudi 18 avril 2013

UN GRAND REPORTAGE SUR LA VIE HUMAINE

Brassaï. Paris. - Jean-Claude Gautrand (2008) "Brassaï est un oeil vivant", disait de lui l'écrivain Henry Miller. Né Gyula Halasz en Hongrie, Brassaï est de ces artistes dont tout le monde a déjà vu une oeuvre sans faire attention à l'auteur lui même. Tout le monde, ou peu s'en faut, aime Robert Doisneau, ses photos d'un Paris enchanteresses, sa vision carte postale d'une ville d'amour et d'extase... mais tout le monde, ou plutôt tous ceux qui ont vu Paris non pas avec l'oeil émerveillé du touriste que le patrimoine de la capitale... [Lire la suite]
lundi 15 avril 2013

LE CENTAURE ETERNEL

La jeunesse de Théophile- Marcel Jouhandeau (1921) "Vous serez moine, je ne sais? Vous serez, comme dirai-je? étrange, unique. Je vous vois vous enfuir avec Dieu dans une solitude absolue, où je n’aurai même par la part des petits chiens, om je n’aurai même pas de part. Vous me laisserez agenouillée à la porte scellée de votre bonheur. Vous serez l’inconnu même pour moi."1888, à Chaminadour, village imaginaire de la province française. Théophile Brinchanteau voit le jour dans une famille de bouchers. Le développement moral dans sa... [Lire la suite]
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vendredi 12 avril 2013

LES MIRAGES DE SON IMAGINATION

La tradition de minuit - Pierre Mac Orlan (1930) "Monsieur le Commissaire, vous le savez déjà, nous sommes victimes d'une sinistre mystification. Nous avons tous reçu à peu près la même demande de rendez-vous, les uns par téléphone, les autres par lettre." Banlieue parisienne, fin des années 1920, au Bal des Papillons, un troquet de la rue de Billancourt, un jeune homme brun commande, dans le silence, un verre de vin blanc. Autour de lui un homme blond, un fort moustachu et une jeune femme l'air absent. Petit à petit,... [Lire la suite]
mardi 9 avril 2013

PARLONS DES MALSAINS

Maigret voit rouge- Gilles Grangier (1963), avec Jean Gabin (Commissaire divisionnaire Jules Maigret), Françoise Fabian (Lily), Michel Constantin (Cicéro), Vittorio Sapinoli (Pozzo), Edward Meeks (Bill Larner), Paul Frankeur (Commissaire Bonfils), Guy Decomble (Inspecteur Lognon), Paulette Dubost (La patronne de l'hôtel), Laurence Badie (Lucienne), Marcel Bozuffi (Inspecteur Torrence), Armontel (Docteur Fezin), Jacques Dynam (Inspecteur Lucas), Harry Max (Curtis), Albert Michel (le concierge)... Paris, Xe arrondissement, dans les... [Lire la suite]
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samedi 6 avril 2013

LES YEUX BLEUS, CA CONSERVE

Maigret et l'affaire Saint-Fiacre - Jean Delannoy (1959), avec Jean Gabin (Commissaire Jules Maigret), Valentine Tessier (La Comtesse de Saint-Fiacre), Michel Auclair (Maurice de Saint-Fiacre), Robert Hirsch (Lucien Sabatier), Michel Vitold (L'Abbé Jodet), Paul Frankeur (Le Docteur Bouchardon), Serge Rousseau (Emile Gautier), Jacques Maurel (Maître Mauléon), Camille Guérini (Le régisseur), Jacques Marin (Albert, le majordome), Gabrièle Fontan (Marie Tatin), Marcel Pérès (Le sacristain), Amarande (Myriam), Micheline Luccioni (Arlette),... [Lire la suite]
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mercredi 3 avril 2013

LA DOULEUR, CA VIENT APRES

Gervaise - René Clément (1956), avec Maria Schell (Gervaise Macquart puis Coupeau), François Perier (Coupeau), Suzie Delair (Virginie Poisson), Armand Mestral (Auguste Lantier), Jacques Harden (Goujet), Jany Holt (Mme Lorilleux), Hubert de Lapparent (M. Lorilleux), Mathile Casadesus (Madame Boche), Lucien Hubert (M. Poisson)... Paris, 1852. Dans le quartier de la Goutte d'Or, Gervaise Macquart attend le retour de Lantier, son amant, dont elle a eu deux enfants. Mais ce matin là, comme beaucoup d'autres matins, Lantier est en face,... [Lire la suite]
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dimanche 31 mars 2013

SOUS LE SAULE

Il a vécu tantôt gai comme un sansonnet,Tour à tour amoureux insoucieux et tendre,Tantôt sombre et rêveur comme un triste Clitandre.Un jour il entendit qu'à sa porte on sonnait. C'était la Mort ! Alors il la pria d'attendreQu'il eût posé le point à son dernier sonnet ;Et puis sans s'émouvoir, il s'en alla s'étendreAu fond du coffre froid où son corps frissonnait. Il était paresseux, à ce que dit l'histoire,Il laissait trop sécher l'encre dans l'écritoire.Il voulait tout savoir mais il n'a rien connu. Et quand vint le moment où, las... [Lire la suite]
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jeudi 28 mars 2013

MADEMOISELLE SOUILLON

L'assommoir - Emile Zola (1876) "J'ai voulu peindre la déchéance fatale d'une famille ouvrière, dans le milieu empesté de nos faubourgs" (Emile Zola, préface à L'assommoir, 1876) Paris, 1850. Gervaise Macquart habite en toute proche banlieue parisienne, près du boulevard Ornano dans le futur 18e arrondissement de Paris. Installée avec Auguste Lantier, un ouvrier violent et profiteur, elle exerce la profession de blanchisseuse afin de subvenir aux besoins de ses deux fils, Etienne et Claude. Abandonnée par Lantier un matin de... [Lire la suite]
lundi 25 mars 2013

JOIE DE VIVRE

Si vous voulez que j’aime encore,Rendez-moi l’âge des amours ;Au crépuscule de mes joursRejoignez, s’il se peut, l’aurore Des beaux lieux où le dieu du vinAvec l’Amour tient son empire,Le Temps, qui me prend par la main,M’avertit que je me retire.  De son inflexible rigueurTirons au moins quelque avantage.Qui n’a pas l’esprit de son âge,De son âge a tout le malheur.   Laissons à la belle jeunesseSes folâtres emportements.Nous ne vivons que deux moments.Qu’il en soit un pour la sagesse. Quoi! pour toujours vous me... [Lire la suite]
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